mardi 03 février 2009

Conserveries en Bretagne

Conserveries en Bretagne
L’or bleu du littoral

Marie Rouzeau (Dir.)
COOP Breizh, 2007


Le vendredi 23 et le samedi 24 septembre 2005, à Loctudy (Finistère), avaient lieu des rencontres sur le thème des conserveries de poisson.

Organisées par Marie Rouzeau, professeur d’histoire et géographie en retraite, membre du bureau de l’APHRN et, à l’époque, présidente de la section Histoire de l’Institut Culturel de Bretagne, ces rencontres réunissaient géographes, historiens, écrivains et artistes pour évoquer le passé avec d’anciens ouvriers et d’anciennes ouvrières, et le présent comme le futur avec des chefs conserveriesd’entreprises en activité et des économistes.

La conserverie appertisée a profondément transformé la Bretagne méridionale. Comme le rappelle Marie Rouzeau dans le présent numéro de Histoire et patrimoine, la Turballe a vu le jour autour des toutes premières  sardineries au monde. La conserverie a aussi tissé des liens étroits sur ce littoral entre Nantes, la capitale économique et le principal centre d’impulsion de cette révolution, et les ports, grands et petits, anciens ou naissants, qui abritaient une ou plusieurs conserveries.

L’ouvrage Conserveries en Bretagne, l’or bleu de littoral, né de ce colloque a reçu un très bon accueil, tant de la part du lecteur moyen que des scientifiques. FR3 Bretagne-Pays-de-la Loire l’a sélectionné en 2007 dans le cadre d’une émission concernant les livres récemment sortis et a diffusé, le 27 décembre dernier, une interwiew de la directrice de l’ouvrage.
Plusieurs articles sont consacrés à la Loire-Atlantique dont l’un d’une vingtaine de pages, écrit à deux mains par Marie Rouzeau et Laurent Delpire, présente l’histoire des conserveries du Croisic et de La Turballe.

Dans un compte-rendu tiré du numéro d’avril-juin 2008 de Bretagne(s) Yves Morvan, ancien président du Conseil économique et social de la région Bretagne, longtemps professeur d’économie à Rennes I, aujourd’hui professeur émérite des Universités et originaire de Saint-Nazaire écrit:
« A priori, un sujet sur les conserveries en Bretagne peut apparaître bien limité. Et pourtant, […] longtemps après leur naissance, on s’aperçoit que ces conserveries(qui ont dépassé le nombre de 150 au début du siècle) ont largement contribué à modeler le visage actuel de nos côtes...
Qui plus est, elles ont été à l’origine d’une véritable dynamique économique, bousculant certaines pratiques alimentaires traditionnelles, donnant naissance à une multiplicité d’activités (fabrication de fer-blanc, vannerie, construction navale ...), introduisant de nouveaux apports sociaux (entre propriétaires, salariés, gérants ...) et donnant vie au littoral atlantique ... Il est vrai que le développement des conserveries ne s’est pas déroulé de façon linéaire, et qu’innovations technologiques, difficultés d’approvisionnement, pression de la concurrence, aléas des captures... se sont unis pour provoquer, tour à tour, des périodes d’essor et de déclin (partiel) de cette activité, tandis que se sont succédés, au cours des décennies, concentrations, regroupements, fermetures et délocalisations vers le Sud (dès le 19 è siècle !) »

Ajoutons que l’ouvrage, outre ses aspects économiques, techniques, commerciaux, sociaux et culturels, se présente comme un livre remarquablement illustré. Et ce n’est pas le moindre de ses intérêts.

Pierre Madiot

Posted by Adminon mardi 03 février 2009 - 18:53:06   Comments: 0    Envoyer par courriel version imprimable

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